Guide budget

Combien coûte un site internet, et pourquoi.

Cette page ne contient pas de grille tarifaire, et ce n’est pas une précaution commerciale. Un prix affiché avant le brief serait un chiffre que je devrais renier dès notre premier échange. En revanche, je peux vous donner de quoi juger n’importe quel devis — y compris le mien.

Le plancher

En dessous de

1 500 € HT, je ne prends pas le projet.

Non par principe, mais parce qu’en dessous je ne peux pas tenir le niveau que j’annonce : structure pensée, accessibilité conforme, formation comprise. Livrer un site bâclé pour respecter une enveloppe serait vous rendre un mauvais service tout en encaissant.

Ce seuil correspond à environ six jours de travail. Il vous situe au-dessus des offres à 999 € — qui vendent un modèle, pas un projet — et en dessous des abonnements à 200 € par mois sur vingt-quatre mois, où vous payez 4 800 € sans jamais rien posséder.

Si votre budget est en dessous, je vous le dirai au premier échange et je vous orienterai vers ce qui existe à ce niveau. C’est plus honnête que de vous faire perdre trois semaines.

Ce qui fait vraiment monter la facture

Par ordre d’impact décroissant. Ce classement vaut pour à peu près tous les prestataires, pas seulement pour moi.

Facteurs de coût d’un site internet, du plus lourd au plus léger
FacteurPourquoi ça coûteCe que vous pouvez faire
Les contenusÉcrire, photographier, trier. C’est le premier poste réel, et celui qu’on oublie toujours de chiffrer.Fournir vos textes et vos photographies fait baisser la facture plus que n’importe quelle négociation.
Les fonctionnalités sur mesureTout ce qui n’existe pas déjà doit être construit, testé et maintenu.Reporter à une deuxième étape ce qui n’est pas indispensable la première année.
Le nombre de gabaritsCe n’est pas le nombre de pages qui compte, mais le nombre de mises en page différentes.Dix pages sur trois gabarits coûtent moins cher que cinq pages sur cinq gabarits.
Les échanges avec des outils tiersCaisse, comptabilité, réservation, adhésions : chaque connexion est un chantier en soi.Vérifier si un export manuel mensuel suffit pour commencer.
La reprise de l’existantRécupérer un site ancien coûte parfois plus cher que de repartir de zéro.Faire évaluer les deux options avant de trancher.

Ce qui ne change presque rien

  • Le nombre de pages — dupliquer un gabarit existant est marginal.
  • Le choix des couleurs — le travail est dans le système, pas dans la teinte.
  • Le nom de domaine et l’hébergement — des dépenses annuelles modestes, souvent brandies comme des arguments.

Ce qu’on oublie toujours de budgéter

  • Le temps que vous y passerez — relire, valider, rassembler.
  • La maintenance — une dépense annuelle, pas un achat unique.
  • La formation — sauf chez moi, où elle est comprise.
  • La vie du site après — un site qu’on ne nourrit pas s’éteint.

Méthode

Cinq questions à poser à n’importe quel prestataire

  1. Qu’est-ce qui, dans ce devis, correspond à un besoin que je vous ai exprimé ?
  2. Que se passe-t-il si je veux modifier mon site moi-même ?
  3. Qui possède le nom de domaine, l’hébergement et les accès ?
  4. Que devient le site si vous n’êtes plus disponible ?
  5. Qu’est-ce qui n’est pas compris dans ce prix ?

La cinquième est la plus utile

Un devis se juge autant par ce qu’il exclut que par ce qu’il contient. Si la réponse est floue, l’écart se paiera plus tard — et il se paiera au tarif des travaux supplémentaires.

Vous avez un devis sous les yeux ?

Envoyez-le moi avec vos questions. Je vous dis ce que j’en pense, même si le prestataire n’est pas moi.